
Même quand ça va bien, ça ne va pas : ces vingt dernières années, embellies économiques comprises, il y a toujours eu plus de 100'000 demandeurs et demandeuses d'emploi en Suisse. Avec des pointes à 185 ’000 en 2005 ou 190’000 en 2010. Preuve que le chômage est une donnée permanente de l’économie mondialisée. Chacun·e·s de nous peut y passer, avec toutes les conséquences financières, sociales et psychologiques que cela comporte. Et en plus, l’obligation d’accepter un nouvel emploi dégradé et moins bien payé.
Pourtant, à raison de 60 heures par année et par personne à plein temps, des centaines de millions d’heures supplémentaires sont effectuées dans ce pays. Mathématiquement, de quoi donner du travail à 100'000 personnes environ. Bien sûr, les vases ne communiquent pas si facilement. N’empêche. Entre les sans-travail d’un côté, et les stressé·e·s à mort de l’autre, le travail est pour le moins mal réparti.
Nous voulons travailler moins, pour travailler toutes et tous ! Nous voulons travailler moins, pour vivre mieux et ne pas perdre notre vie à la gagner. Nous revendiquons donc une sérieuse réduction du temps de travail.
Le chômage caché des femmes
On le sait, le travail à temps partiel est une « spécialité féminine », qui renvoie entre autres à la double journée de travail des femmes. Lorsque ce temps de travail est contraint et que la travailleuse ne peut pas travailler plus, bien qu’elle le désire, on parle de sous-emploi. Autrement dit de chômage déguisé. Dans le canton de Vaud, les trois quarts des femmes travaillant dans des conditions atypiques sont en sous-emploi, soit environ 40’000 salariées.


