Ces derniers mois A Gauche Toute ! a été contacté par divers parents soucieux du problème de la garde de leurs enfants pendant qu’ils travaillent. Des parents qui étaient (et sont encore) à la recherche d’une place en garderie. Les parents qui demandent une solution adéquate pour la garde de leur enfant sont des parents responsables, qui réclament une solution que notre commune leur doit.
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Bébés ? Oui ! Mais qui va les garder pendant que nous travaillons ? (encore et encore)
Publié par 27 août 2008 dans Interpellations 0 Commentaires
Interpellation pour le respect de la loi sur les marchés publics
Publié par 23 janvier 2008 dans Interpellations 0 CommentairesPour tout marché public, l’application de la convention collective de la branche, s’il en existe une, est une réalité incontournable.
Contexte légal
L’Accord intercantonal sur les marchés publics (AIMP) du 25.12.1994/15.03.2001, ne s’applique aux offres dans les marchés de fournitures que si la valeur estimée atteint 383′000.- francs. Cet accord ouvre ces marchés aux soumissionnaires des états signataires de l’Accord GATT, accords gérés aujourd’hui dans le contexte de l’OMC. Dans les principes à respecter pour un soumissionnaire il y a une formule qui exige le « respect des dispositions relatives à la protection des travailleurs et aux conditions de travail ».
La Loi cantonale sur les marchés publics (LMP-VD) du 24.6.1996, concerne le canton, les communes et les intercommunales, les collectivités assumant des tâches communales et les organismes subventionnés à plus de 50%. Cette loi vaudoise, dans ses Principes généraux, reprend la même formule que l’AIMP, qui exige le « respect des dispositions relatives à la protection des travailleurs et aux conditions de travail ».
Le Règlement d’application de la loi (RLMP-VD) du 7.7.2004, indique clairement (art. 6 al. 2) que « L’adjudicateur s’assure que les soumissionnaires respectent les dispositions relatives à la protection des travailleurs et aux conditions de travail, ainsi que l’égalité de traitement entre hommes et femmes ».
Mais surtout le règlement précise (art. 6 al. 3): « Les conditions de travail sont celles fixées par les conventions collectives et les contrats-types de travail; en leur absence, ce sont les prescriptions usuelles de la branche professionnelle qui s’appliquent ». Sur demande « le soumissionnaire doit prouver qu’il respecte les dispositions relatives … aux conditions de travail ».
Le Règlement prévoit (art. 25 al. 1) l’établissement de « listes permanentes de soumissionnaires qualifiés pour faciliter le contrôle des preuves ». Pour être sur ces listes (art. 26 al. 2.b), un soumissionnaire doit « appliquer la convention collective de travail en vigueur dans la branche concernée, pour autant qu’il en existe une ». Le fait d’être sur une liste facilite le contrôle mais ne donne aucune priorité pour soumissionner.
Contexte historique
En 1999, Daniel Kaufmann, directeur des Presses centrales, était membre de la délégation patronale de négociation de la Convention collective qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2000. En juin 2000, Daniel Kaufmann démissionne les PCL de l’association patronale de la branche graphique Viscom et annonce sa sortie de la CCT. Malgré une pétition signée par 93 salariés, malgré les propositions d’adhérer à la CCT par l’intermédiaire de l’Office professionnel de la branche si le différend était avec l’association patronale, malgré les propositions du syndicat de négocier un contrat collectif d’entreprise, malgré les actions menées, malgré la résolution du Conseil communal, Daniel Kaufmann et les Presses centrales n’ont plus jamais voulu entrer en matière avec le syndicat de la branche pour négocier les conditions de travail dans leur entreprise.
Formellement, c’est depuis le 31 décembre 2004, date échéance de la CCT, que les travailleurs/euses des Presses centrales n’y sont plus soumis. Dès le 1er janvier 2003, la direction a négocié un contrat-cadre interne avec la commission du personnel. Selon la Loi sur le travail, ce contrat cadre ne peut remplacer une CCT et ne pourrait jamais traiter des éléments qui se trouvent usuellement dans la CCT de la branche. Ce contrat-cadre avait comme date d’échéance le 31 décembre 2006, il a été reconduit pour 2 ans sans négociations.
D’autre part, l’imprimerie Genoud n’est plus soumise à aucune CCT depuis l’expiration de la Convention professionnelle USL-IGS en 1995. Les conditions de travail y sont régies par un règlement d’entreprise négocié avec des représentants des différents secteurs. Il ne respecte pas non plus les dispositions de la loi.
Développement
Le 20 mars 2001, une interpellation avait été déposée et deux résolutions votées à une large majorité. Le texte de l’une d’entre-elles est le suivant :
« Le Conseil communal de Lausanne souhaite que la Municipalité interrompe le plus rapidement possible toutes ses relations avec les Presses centrales aussi longtemps que cette entreprise n’aura pas signé de contrat collectif ».
Dans la « Motion pour un soutien aux travailleurs des entreprises conventionnées » déposée en 2001, nous nous préoccupions déjà que les marchés publics soient adjugés uniquement à des entreprises qui respectent la convention collective de la branche. Lors du débat, M. Brélaz était intervenu en disant: « Concernant les adjudications et dans la mesure des informations dont nous disposons, les préoccupations exprimées par Madame Eggli sont nôtres, puisque nous envisageons même d’aller plus loin » (BCC séance N° 6 du 9.4.2002, p.476-478). Mais aujourd’hui encore, six ans plus tard, la Municipalité donne du travail à des entreprises qui ne respectent pas la convention collective de la banche !
En 2006, à l’occasion de la discussion sur le préavis No 2005/53, «Mise en place d’une politique de développement durable en ville de Lausanne (Agenda 21) ─ 6e partie: Économie», nous avons débattu d’un amendement au Règlement du Fonds du développement durable. A cette occasion, Daniel Brélaz a tenu à préciser l’interprétation «authentique» qu’il faisait pour admettre cet amendement: «une entreprise socialement responsable doit au moins avoir une convention collective, si possible mieux, ce qui signifie que tous les autres cas sont exclus par définition». On peut imaginer que la même interprétation est tout aussi applicable pour les marchés publics signés par la Municipalité.
Malgré la résolution de 2001, les affirmations de 2002 et la déclaration de 2006 que nous avons citées plus haut, la Municipalité de Lausanne continue à commander ses imprimés à des imprimeries qui ne sont pas signataires de contrats collectifs, principalement les Presses centrales SA et Jean Genoud SA, entreprise d’Art graphique au Mont-sur-Lausanne, mais peut-être à d’autres entreprises encore.
Pour ces raisons, nous posons à la Municipalité les questions suivantes :
Où en est l’application de la résolution votée par le Conseil communal concernant les Presses centrales en 2001?
Quelles sont les entreprises qui reçoivent des commandes de la Commune de Lausanne?
Pourquoi la Municipalité accepte-elle des soumissions d’entreprises qui ne respectent pas la loi sur les marchés publics ?
Pourquoi la Municipalité ne respecte-elle pas non plus la Loi sur les marchés publics?
Est-ce qu’elle emploie les services d’autres entreprises qui n’ont pas adhéré à la CCT de leur branche ?
Andrea Eggli, Diane Gilliard
Dans la réflexion sur l’habitat des personnes âgées, une solution donne très bons résultats : Domino, DOMIcile Nouvelle Option.
Domino propose des petites unités de vie intégrées à la vie d’un immeuble, d’un quartier, d’un village. Ce sont des appartements qui réunissent sous un même toit 3 à 6 personnes âgées en respectant l’intimité et l’indépendance de chacune. Les locataires possèdent un lieu de vie privé et partagent des locaux communs avec d’autres locataires. Ils recréent un chez soi dans lequel ils retrouvent une sécurité intérieure avec leurs souvenirs, leurs repères, des objets propres.
Le logement est adapté et intégré à la vie de l’immeuble et du quartier, un encadrement médico-social est proposé selon les besoins.
Comme dans n’importe quel domicile, le locataire paie son loyer et les frais qui lui sont inhérents. Les frais d’aide et de soins à domicile sont également à sa charge après déduction des participations des diverses assurances sociales.
Les motifs d’entrée dans un Domino sont souvent la solitude, la diminution de l’autonomie, le besoin de sécurité, tant physique que psychique, les troubles de l’orientation. Les CMS offrent des services comme les soins à domicile, une aide au ménage (ménage, courses, lessive, etc.), les repas à domicile, des moyens auxiliaires, un soutien social, de la même manière que cela se fait pour les personnes habitant seules ou en couple.
Le vieillissement de la population occupant les discussions à tous les niveaux, de nouvelles formes d’habitat, complémentaires au domicile classique et à d’autres institutions de soins peuvent être mises en place.
DOMINO apporte une réponse pour un certain nombre de personnes âgées, sans que leur coût soit exorbitant. Ils existent à Sierre depuis plus de 10 ans, à Genève et ailleurs.
Nous avons voté un préavis d’intention sur la construction de 3000 logements, ainsi qu’un autre qui prévoit un quartier écologique dans le nord de la ville avec environ 2000 logements supplémentaires. Des appartements Domino distribués dans ces nouvelles constructions seraient un apport intéressant, sans qu’il signifie un coût important pour la ville. Une manière aussi d’intégrer les personnes âgées dans la vie de tous les jours, dans tous les quartiers. Un projet qui va dans le sens de la mixité sociale et intergénérationnelle.
A Gauche Toute ! demande à la Municipalité d’étudier la manière d’inclure ces appartements dans les projets de nouvelles constructions (et aussi dans les anciennes, si possible). Nous demandons que ce postulat soit transmis directement à la Municipalité.
Lausanne, le 27 novembre 2007
Pour A gauche Toute ! : Andrea Eggli
L’eau est un bien public, elle doit être gérée par les collectivités publiques
Publié par 21 octobre 2007 dans Motions 2 CommentairesDelémont est la première commune du pays à signer la déclaration « L’eau, bien public », proposée par l’Association suisse pour le contrat mondial de l’eau. Elle s’engage en premier lieu à ce que la gestion de l’eau reste en mains publiques. La démarche n’a pas d’incidence financière, mais Delémont donne là un signal fort.
La Déclaration « L’eau, bien public » est une proposition générale soumise à des instances et autorités communales en vue d’une prise de position de principe sur l’accès à l’eau et sur sa gestion publique. Les instances compétentes décident elles-mêmes de la procédure à mener pour l’adoption de la Déclaration. Une copie datée et signée de la Déclaration est ensuite déposée au secrétariat de l’Association suisse pour le Contrat mondial de l’eau (ACME-Suisse) qui en tient registre.
Affirmer le droit à l’eau, c’est garantir que tout être humain a accès à l’eau potable et à l’assainissement, de manière équitable et durable, à un coût abordable, en un lieu accessible et en toute sécurité. Ce droit à l’eau, pour des usages vitaux dont personne ne peut être privé pour aucune raison que ce soit, est reconnu par les Nations Unies comme «un droit fondamental» mais n’est inscrit dans aucun traité international.
Affirmer que l’eau est un patrimoine commun de l’humanité, c’est reconnaître que l’eau appartient à tous et que personne ne peut se l’approprier, et qu’il est aussi de la responsabilité de tous et de chacun de transmettre cette ressource aux générations futures dans les meilleures conditions possibles.
A Gauche Toute ! demande que nos autorités signent cette déclaration.
Pour A Gauche Toute,
Andrea Eggli
26.9.2007
Texte de la déclaration:
Considérant que l’accès à l’eau nécessaire à la vie est un droit humain fondamental,
Considérant que l’eau est un patrimoine commun de l’humanité,
la [nom-de-la-commune] (Canton de [nom-du-canton])
Reconnaît l’eau comme bien public universel,
S’engage à ce que sur son territoire et son sous-sol la gestion de l’eau reste en mains publiques,
S’engage à ce que toutes les décisions importantes en ce domaine soient prises avec la participation des citoyens et des citoyennes,
S’engage à informer régulièrement les habitants de la commune sur les meilleurs moyens de protéger l’ensemble du cycle de l’eau afin de garantir un approvisionnement sûr, sain et durable.
Le/la [nom-de-l’instance-communale] participe à des actions de solidarité internationale sous une forme adaptée à ses moyens en faveur de communautés locales dépourvues d’accès à l’eau potable.
Des ludothèques à Lausanne ou comment mieux faire pour avoir une vie ludique ?
Publié par 26 juin 2007 dans Postulats 1 CommentaireFonctionnant selon le principe des bibliothèques, la ludothèque offre aux enfants la possibilité de disposer d’un maximum de jeux et jouets de qualité, sans que le prix d’achat (souvent élevé) n’entre en ligne de compte. Les jeux et jouets peuvent s’y emprunter à un prix très bas, pour une durée déterminée. Un moyen anti-gaspillage pour découvrir de nouveaux jeux. Quatre actions sont au centre de l’existence d’une ludothèque : essayer, emprunter, jouer et rendre en bon état.
Les ludothèques jouent un rôle important et particulièrement intéressant pour la communauté. Elles favorisent en effet une saine
occupation des loisirs ; ouvertes à tous, enfants, adultes, handicapés, institutions, écoles et jardins d’enfants, elles encouragent l’activité ludique et participent ou organisent diverses manifestations. Elles stimulent le plaisir de jouer, fonction d’apprentissage propre à l’enfance, et favorisent la création de liens lors des activités ludiques dans des rencontres familiales, ou amicales, ou encore, lors de soirées découverte de nouveaux jeux. Elles peuvent en outre contribuer à l’intégration des étrangers, des handicapés, des personnes âgées, seules, isolées. Enfin, le jeu est considéré comme un facteur d’équilibre.
Quartier de Montelly : environnement et qualité de vie
Publié par 3 avril 2007 dans Postulats 1 Commentaire
Vie, habitat, travail et nature sont indissociablement liés. L’aménagement du territoire devrait avoir pour but suprême de trouver le juste équilibre entre le logement, l’épanouissement personnel, l’intégration sociale et l’adaptation à la nature.
Son quartier c’est comme sa demeure, il faut que l’on s’y sente bien pour y vivre, il faut que le voisinage soit agréable et que les voisins soient des relations, c’est seulement à ce moment que le quartier existe. Poursuivre la lecture de «Quartier de Montelly : environnement et qualité de vie»
En cette période de votation sur la caisse maladie unique et sociale, les affiches fleurissent dans nos villes. On y vante le libre choix, la diversité et l’efficacité de la gestion de ces caisses. Efficacité ? Mon œil! En voici la preuve.
L’année passée, Santé Suisse a ponctionné sur nos primes de l’assurance de base un franc par assuré de tout âge pour financer sa campagne contre la caisse unique. Un assuré, refusant qu’on utilise ses primes contre ses propres intérêts, a opéré une retenue d’un franc sur l’un de ses versements mensuels. Pour toute réponse, il a reçu en retour un rappel. Quel est le coût de ce rappel ? Nul ne le sait, mais certainement plus que le franc litigieux !
Une inconnue demeure : la caisse Philos tentera-t-elle de récupérer ce franc de la discorde par voie de poursuite ? Cela n’est pas impossible, puisque jusqu’à maintenant le ridicule n’a pas tué la caisse Philos.
Vivement la caisse unique et la transparence des comptes !
Pour des meilleurs salaires à l’embauche en Ville de Lausanne !
Publié par 12 décembre 2006 dans Projets de règlement 1 Commentaire
Suite aux longues discussions lors des débats sur le budget au Conseil communal, le présent projet de règlement a été déposé. En effet, tous les groupes politiques ont refusé de nous suivre en ce qui concernent nos critiques quant à la politique d’engagement du personnel décidée par la Municipalité. Peut-être qu’ils accepteront d’adhérer à changer au moins ce point !
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Pour défendre le droit à l’or bleu, les petites rivières font les grands fleuves (bis)
Publié par 12 novembre 2006 dans Postulats 2 Commentaires
Un premier postulat sur le sujet a été refusé par la commission du Conseil communal sous prétexte qu’il introduirait une taxe. A la place de modifier ce postulat, les Verts en ont présenté un autre et les socialistes ont dit vouloir étudier le sujet et présenter ensuite le résultat de leur réflexion. N’empêche, notre proposition va dans le sens d’offrir une autre solution aux problèmes de l’eau que celle donnée par le libéralisme qui est de privatiser sa distribution et d’en priver ainsi des milliers et des millions de ménages de par le monde.
Réponse municipale 1 et bientôt 2.
Après une première réponse refusée par le conseil communal, la deuxième permettra peut-être à Lausanne de se ranger à côté des villes de par le monde qui refusent cet accord dangereux pour le maintien des services publics.
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