Si les technologies numériques se développent vite, elles laissent aussi nombre d’usagers/-ères sur le bord de la route, ou plutôt, selon la métaphore consacrée, de l’autre côté de la fracture numérique. L’inégalité se manifeste entre différents continents ou différents pays, mais elle divise aussi les différentes communautés. La fracture sépare souvent jeunes et vieux, mais encore plus souvent riches et pauvres. Le 10.02.2007, Le Courrier pouvait relayer une recherche de l’OFS, et annonçait : « Les foyers les plus riches (dès 9000 francs bruts mensuels) sont 84% à être dotés d’un accès internet contre seulement 22% pour les plus pauvres (moins de 3000 francs); 80% des plus de 65 ans vivent dans des ménages non branchés contre un tiers des moins de 55 ans. »
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Depuis le 27 mai dernier, la première étape des axes forts du Projet d’agglomération Lausanne-Morges est connue : il s’agit d’une ligne de tram qui reliera la gare de Renens à la place de l’Europe à Lausanne.
En ce qui concerne la deuxième étape, seul le point de départ – la place de l’Europe – et le point d’arrivée – Blécherette/Rionzy – sont connus. Le tracé définitif est encore à l’étude et, actuellement, seules deux variantes principales restent en lice. L’une, essentiellement souterraine, passant par Beaulieu, l’autre, essentiellement en surface, passant par Saint-Martin, la place du Tunnel et la rue de la Borde.
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Ces derniers mois A Gauche Toute ! a été contacté par divers parents soucieux du problème de la garde de leurs enfants pendant qu’ils travaillent. Des parents qui étaient (et sont encore) à la recherche d’une place en garderie. Les parents qui demandent une solution adéquate pour la garde de leur enfant sont des parents responsables, qui réclament une solution que notre commune leur doit.
Le groupe AGt ! du conseil communal de Lausanne a pris connaissance de, et soutient, la décision de la Municipalité de ne pas autoriser le botellón prévu le samedi 23 août sur l’Esplanade de Montbenon.
Ces réunions massives invitant à une consommation excessive d’alcool sont convoqués par Internet et s’adressent particulièrement aux jeunes, souvent mineurs, qui constituent une population vulnérable en matière de dépendances.
Pour AGt !, il ne s’agit pas de moraliser, ni de diaboliser ces rassemblements et leurs participants, mais de mener une politique active de prévention, notamment en faisant mieux respecter les lois en matières de vente d’alcool aux mineurs. Dans ce domaine, force est de constater que la loi n’est pas suffisamment respectée, et ce, uniquement pour des raisons de profit.
Enfin pour le groupe AGt !, les botellones ne constituent nullement une alternative, autogérée et non commerciale de faire la fête, mais sont une illustration caricaturale de la société de consommation.
Le projet immobilier Plaines/Rhodanie, qui transforme une maison avec parc boisé en complexe administratif, a déjà fait couler un peu d’encre à Lausanne. Celle des opposants à ce projet, et celle de deux interpellations A Gauche Toute! sur ce sujet. Les oppositions ont toutefois été rapidement levées par la Municipalité, qui a aussi envoyé les interpellations au tapis lors de la dernière séance du Conseil Communal. L’énergie de la Municipalité s’explique notamment par des questions de sous: Nespresso devrait s’installer dans le complexe administratif créé, avec à la clé quelques impôts en plus pour Lausanne. Sans compter les centaines de postes créés selon la Municipalité – qui n’a pas l’air de réaliser que les postes ainsi « créés » sont ceux « détruits » sur le site actuel de Nespresso, à Paudex. Cette drôle de vision du développement durable a naturellement été soutenue par la droite du Conseil Communal, mais aussi par la quasi-totalité des socialistes. Nous pouvons donc dire que le Conseil est sous la coupe de Nespresso, et que les questions d’urbanisme, de protection du patrimoine et de la nature sont du coup complètement occultées.
La messe n’est toutefois pas encore dite, puisqu’un recours a été déposé au Tribunal Administratif, et qu’une pétition a été lancée:
petitionplaines.pdf
Faites couler l’encre…
Surprise en sortant de chez moi : les containers à poubelle de mon immeuble, encore présents à 15h, avaient disparu à 17h. Surprise de plus en rentrant chez moi à 20h: l’Avenue Ruchonnet – car c’est là que j’habite – était interdite à toute circulation, tout comme la place de la Gare. J’avais oublié le meeting UDC dans les salles du Buffet de la Gare (promises à une fin prochaine si vous ne signez pas la pétition). Christophe Blocher devait parler, et la gendarmerie s’associait à la police pour lui assurer une sécurité de ministre… Lire la suite de ‘Qui m’a piqué ma poubelle PET?’
Le 5 mai dernier, un collectif appelé « Danger de vie » s’installait de manière primesautière dans l’ancienne usine d’incinération des ordures ménagères (UIOM) du Vallon.
Le lendemain, l’une des sources journalistiques d’information préférées des membres de ce Conseil rapportait les propos du Municipal des Travaux ainsi : «On la démonte parce qu’elle est insalubre. Le béton est en fin de vie, on y respire des particules fines et le four est rempli de choses qu’il vaut mieux ne pas côtoyer.»
On déduit de ces informations que l’usine présente des risques sérieux pour la santé et que, dès lors, aucun contrat de confiance n’est possible.
Le surlendemain, un quotidien gratuit et pressé rapportait ces autres propos du municipal des Travaux «Ce dossier a très mal débuté, dès lors que ces individus ont agressé les autorités de la ville, pourtant ouvertes, en agissant ainsi. Mes collègues de la Municipalité et moi-même leur avons signifié clairement notre réprobation.»
Le même jour après la séance de Municipalité du mercredi, le Municipal des Travaux s’entretenait, en compagnie du Municipal de la Sécurité publique et des sports, avec le collectif. Les deux délégués de l’exécutif de la ville leur expliquaient alors que l’usine présente des dangers, que l’intention est de la démanteler dès l’été, mais qu’en attendant ils pouvaient rester à condition de signer un contrat de confiance. A la question du journaliste de savoir ce qui se passerait si le contrat de confiance n’était pas signé, la réponse du Municipal des Travaux fusait : «Ils ont intérêt à suivre nos règles, sinon … »
On déduit de ces informations que l’usine est moins dangereuse que deux jours avant et que dès lors la Municipalité peut proposer un contrat de confiance.
Le 14 mai dernier, le Municipal des Travaux amenait au collectif « Danger de vie » un « avis de précaution » et leur donnait un délai au 19 mai pour évacuer les lieux. La raison invoquée est à nouveau la qualité de l’air déplorable et la présence, entre autres polluants, de particules fines.
On déduit de ce dernier pas de deux que l’usine est à nouveau aussi dangereuse qu’au premier jour de l’installation du collectif et que, dès lors, la Municipalité ne veut plus d’un contrat de confiance.
Ajoutons à ces multiples revirements de situations que l’ancienne usine d’incinération est entourée de quelques immeubles habités et que des employés de la ville travaillent, dans des bureaux et à la déchetterie de quartier, situés à quelques dizaines de mètres de la partie administrative occupée actuellement par le collectif « Danger de vie ».
Ceci étant dit, voici les questions du groupe « A Gauche toute ! »
- L’air des locaux occupés par le collectif « Danger de vie » est-il pollué ?
- Si oui, depuis quand le sait-on ?
- Si oui, quelles sont les analyses qui ont été faites pour établir et mesurer cette pollution ? Par qui ont-elles été faites et quels en sont les résultats précis ?
- L’air des environs de l’usine est-il pollué ?
- Si oui, depuis quand le sait-on ?
- Si oui, quelles sont les analyses qui ont été faites pour établir et mesurer cette pollution ? Par qui ont-elles été faites et quels en sont les résultats précis ?
- 7. Si oui, les employés de la ville et les habitants riverains sont-ils avertis des risques qu’ils encourent à respirer l’air des environs de l’ancienne UIOM ?
Lausanne, le 19 mai 2008 Alain Hubler & consorts
Le message et les valeurs olympiques ont beaucoup été évoqués ces derniers temps. Ce message et ces valeurs se veulent pacifiques et appellent à un monde meilleur. Malheureusement, l’histoire de l’olympisme montre que ce n’est pas toujours le cas. Berlin 1936 ou Mexico 1968 sont là pour nous le rappeler : la « fête » de l’olympisme a parfois eu d’amers relents.
Le Comité olympique et les organisateurs chinois voulaient, à travers le parcours mondial de la flamme olympique, mettre en scène la fiction d’un événement sportif et universel détaché de toute réalité politique. Pourtant la réalité politique et économique rattrape le sport et rappelle chaque jour que l’attribution des JO à Pékin était politiquement et économiquement intéressée. Cette réalité a brusquement été mise en lumière par les manifestations de solidarité avec le peuple tibétain et cela dans le monde entier.
Lausanne est le siège du CIO, elle est ville olympique, et elle est probablement championne mondiale par sa concentration de fédérations sportives infternationales: 17 sur son territoire, bientôt 18 si la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG) déménage à Lausanne. Ce qui ne saurait tarder, selon le préavis 2008/6, tant Lausanne et la FIG ont d’atomes crochus: « La gymnastique tient une place particulière dans notre ville, puisqu’elle est à l’origine des premiers clubs sportifs lausannois. Plus récemment, ces mêmes clubs locaux ont contribué à la réussite de l’organisation des championnats d’Europe de gymnastique artistique masculine en 1990 [...]. De plus, notre ville abrite depuis 1992 le siège de l’Union Européenne de Gymnastique (UEG). »
Lausanne présente quelques autres avantages moins immatériels : exonération fiscale (qui vaut pour tout le Canton de Vaud), deux ans de loyer offerts (un an par la ville, un par le canton), et… pour se sentir encore mieux, vente de deux terrains au centre-ville à un prix d’ami (cette fois, la ville est seule responsable). En plus, coïncidence troublante, la FIG était très motivée à quitter son siège de Moutier en raison d’un différent fiscal avec le Canton de Berne. Mais ces détails triviaux servent une cause beaucoup plus noble: le porte-monnaie des collectivités.
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Elections municipales françaises obligent, le journal La Décroissance s’est fendu d’un numéro sur la politique à l’échelon communal. C’était pour moi l’occasion de découvrir le mouvement Città Slow, qui regroupe une cinquantaine de villes italiennes – dont je ne connais aucune. C’est un peu normal, le mouvement réunit des villes ne dépassant pas 50’000 habitants/-es, et se promettant de ne pas les dépasser. La logique qu’il y a derrière s’apparente à celle de la Slow Food: ne pas viser la croissance à tout prix, et favoriser le bien-être de la population. 50’000 habitants/-es, c’est une taille qui permet, de l’avis du mouvement Città Slow, de concilier la qualité de vie avec les transports nécessaires aux déplacements des habitants/-es.
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