Le 13 septembre 2011, le Conseil d’Etat apprenait au public – et aux communes – son intention de baisser la fiscalité cantonale, par une diminution d’un point du taux d’imposition, et par un allégement supplémentaire de l’impôt sur le capital des entreprises. Cette seconde mesure représente une baisse de revenus pour le Canton comme pour les communes ; son incidence pour notre commune est toutefois proportionnellement faible (quelques centaines de milliers de francs). La première mesure, la diminution du taux d’imposition cantonal, n’a en principe pas d’incidence sur le budget communal ; elle pose toutefois quelques questions de principe.
En effet, ces mesures, prises sans concertation avec les communes ni information préalable de ces dernières, tiennent compte de l’amélioration des finances cantonales, mais pas de la situation financière des communes. Un certain nombre d’entre elles auraient eu tout intérêt à augmenter le taux d’impôt du point abandonné par le Canton ; elles auraient bénéficié ainsi d’une mesure d’amélioration financière précieuse. Néanmoins, le taux d’imposition cantonal doit être soumis au Conseil d’Etat avant le 30 septembre et approuvé ensuite par la commune. La modification fiscale a été adoptée par le Grand Conseil le 11 octobre. Grâce à une coïncidence, la commune de Renens devait approuver son taux d’impôt le 13 octobre, et a donc pu compenser la baisse cantonale en amendant son arrêté d’imposition par un point d’impôt communal supplémentaire. Pour Lausanne, il n’est possible de le faire que par le biais d’une modification de l’arrêté d’imposition en vigueur. Lire la suite de ‘Un Point pour la Commune de Lausanne !’
Nous devons débattre ce soir d’un budget, qui est déficitaire de 32’205’000 francs. Comment expliquer ce déficit ? La droite invoquera l’incompétence et l’irresponsabilité de la majorité rose-rouge-verte, néanmoins, cette majorité a été élue pour cinq ans, et il vaut mieux chercher d’autres explications. Je m’attacherai à la répartition des charges et ressources entre communes au sein du Canton de Vaud, avec le tableau suivant :
Les exploitants de cinémas et de discothèques, veulent abolir l’impôt sur les divertissements. A qui est-ce que cela profiterait ? Devinez …
Actuellement, Lausanne perçoit un impôt de 14% sur les entrées de spectacle. Une manière de financer une partie des activités culturelles, dont bénéficie toute la région : La ville perçoit 5 à 6 millions par cet impôt, provenant surtout des cinémas et discothèques. Les subventions culturelles qu’elle verse atteignent quant à elles 30 millions. Au total, le budget « culture et loisirs » de Lausanne dépasse légèrement celui de toutes les autres communes vaudoises réunies. Une offre appréciée bien au-delà des limites de la commune : on estime qu’une moitié à deux tiers des spectateurs n’habitent pas Lausanne. Cela vaut aussi pour les discothèques, qui engendrent nombre de coûts de sécurité et de nettoyage … Comme il n’existe pas de réel financement intercommunal de la culture, l’impôt sur les divertissements représente une contribution des spectateurs à la vie culturelle lausannoise. Lire la suite de ‘Divertissements et poudre aux yeux’
L’ozone est une molécule formée de trois atomes d’oxygène qui se forme dans la haute atmosphère sous l’effet du rayonnement ultraviolet dont il nous protège. Malheureusement, il se forme aussi au niveau du sol par réaction entre les oxydes d’azote et les composés organiques volatiles sous l’effet des rayons du soleil. Le problème est que ce gaz irrite les muqueuses des voies respiratoires. Les transports, l’industrie et l’artisanat fournissent les polluants permettant la production d’ozone au niveau du sol. Par ailleurs, cette production est amplifiée lors de longues périodes de soleil.
Ainsi, en ce début d’année ensoleillé et chaud, le mois d’avril a vu la plupart des stations de mesures du réseau NABEL enregistrer des moyennes horaires maximales du taux d’ozone supérieures à la valeur limite d’immission de 120 microgrammes par mètre-cube. Si à Lausanne, on ne compte que quatre jours de dépassement de ce taux, à Lugano on en enregistre 25 ! Par comparaison, en 2006, le nombre de jours de dépassement était, respectivement de 0 pour Lausanne et 4 pour Lugano ; alors qu’en 2005 les chiffres étaient les suivants : 0 à Lausanne et 8 à Lugano. Bref, en ce mois d’avril, les taux d’ozone atmosphériques sont très élevés. Et que fait-on pour tenter de juguler cette pollution ? Pas grand-chose, voire rien !
Tout au plus, si le beau temps et le soleil perdurent, entendra-t-on les conseils habituels suivants : «éviter les efforts physiques soutenus en plein air»
et «s’abstenir de sortir pendant les heures les plus chaudes de la journée»
Par contre, on ne demandera pas aux automobilistes de cesser de rouler. Non, il faut que la machine économique continue de fonctionner. C’est un peu comme si on laissait en liberté un tueur en série et qu’on enfermait toute la population en prison …
L’été sera beau, l’été sera chaud, mais … dans un appartement clos.
Crédit image : Image du domaine public. NASA Goddard Space Flight Center (NASA-GSFC) via pingnews.
Voici une reproduction d’une affiche du syndicat Industrial Workers of the World qui m’a été remise par un Vert que je remercie au passage, même si l’on trouve cette image un peu partout sur Internet.
Cette affiche date de 1911 et représente le système pyramidal du capitalisme de l’époque. À bien y réfléchir, ce système n’a pas beaucoup changé, sauf sur quelques points de détail : l’argent est devenu virtuel ou plastique, il y a quelques rois et reines en moins et l’on compte parmi les exploités des gens de tous les continents : ce qui était en fait déjà le cas à l’époque et qui a été oublié par l’auteur de l’affiche.
La technologie, la globalisation et le capitalisme n’ont pas permis d’améliorer le bien-être des humains, ont nuit à l’environnement, mais ont permis de remplacer certains monarques et bourgeois par les actionnaires. Piteux résultats …
Certaines discussions de café du commerce concluent péremptoirement que les extrêmes se rejoignent. Ainsi donc, l’UDC et « À Gauche toute ! » pourraient avoir des points communs … En réalité un monde nous sépare, le Monde peut-être ! Alors que certains membres de l’UDC rêvent de limiter le choix des prénoms pour les parents d’origine étrangère, voici comment Diane Gilliard, alors 2e vice-présidente du conseil communal, accueillait en mai dernier les nouveaux bourgeois récemment naturalisés.
Dans son blogue bourré de pollupostages[1], la section morgienne de l’UDC désire restreindre le choix du prénom de l’enfant par ses parents. Comme on pouvait s’y attendre, il ne s’agit pas de protéger nos petites et petits du choix de prénoms tels que «Armani», «Lexus» ou «Pepsi», ou encore «Mimi», «Coco», «Bébé» car cela est déjà prévu par la loi, mais bel et bien d’éradiquer les Saoirse, Nicolò, Giada, Liam, Kaia, Chiara, Malo, Mélya, Kethlyn ou Vera.
Sur son blogue de campagne, le candidat au Conseil d’Etat Philippe Martinet, Vert de son état, se pose la question suivante :
Mais comment sensibiliser les consommateurs sur la valeur de ce travail, de ces produits du terroir, et sur le juste prix à payer pour se nourrir correctement ?
Après seulement six mois de présence au conseil communal de Lausanne, l’UDC Claude-Alain Voiblet annonce la couleur à l’occasion d’une interpellation à propos de la présence de toxicomanes et de marginaux sur la place de la Riponne. Cette couleur est sombre, sombre comme le Moyen-Âge, sombre comme la diffamation.