Qui m’a piqué ma poubelle PET?

Surprise en sortant de chez moi : les containers à poubelle de mon immeuble, encore présents à 15h, avaient disparu à 17h. Surprise de plus en rentrant chez moi à 20h: l’Avenue Ruchonnet - car c’est là que j’habite - était interdite à toute circulation, tout comme la place de la Gare. J’avais oublié le meeting UDC dans les salles du Buffet de la Gare (promises à une fin prochaine si vous ne signez pas la pétition). Christophe Blocher devait parler, et la gendarmerie s’associait à la police pour lui assurer une sécurité de ministre…
Je ne sais pas si vous visualisez la Gare de Lausanne et ses alentours: il y a un rond-point à l’ouest, dont part l’Avenue Fraisse. Celle-ci passe sous les voies de chemin de fer, devant le Moderne, puis devant le café Le Milan et débouche sur le Parc de Milan. J’espère que chacun trouvera ses points de repère, sinon maps.google.com propose une carte…

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Sur la Place de la Gare, des militants assez hétéroclites et calmes se trouvaient sur le rond-point, face à une haie de policiers anti-émeute. Une deuxième haie, tournée de l’autre côté, barrait le haut de l’avenue Fraisse. Elle faisait également front à une foule qui paraissait tout aussi diverse et bon enfant, mais je n’ai pas pu le vérifier de près. En effet, ce deuxième groupe se trouvait bloqué aux environs du passage sous les voies de chemin de fer, une autre série de policiers empêchant toute entrée ou sortie en dessous des lignes de train. Comme la chose me paraissait étrange, je suis resté deux heures, en discutant avec un ami qui me parlait de ses souvenirs de manifestations au Chili. Seul heurt que j’ai pu constater de la part de la foule bloquée tout ce temps à l’avenue Fraisse: des panneaux d’affichage avec la campagne UDC contre les naturalisations ont été arrachés. Force policiers en civil et photographes des forces de l’ordre interviennent alors.
Vers 22h30, des militants commencent à pouvoir sortir du tronçon encerclé par la police. Rapidement, il s’avère que seuls peuvent partir ceux qui ont une carte d’identité. Un père s’inquiète du sort de sa fille, restée sans document dans la foule encerclée. Il reçoit la réponse suivante : “elle ira soit à la police, soit à la gendarmerie, c’est 50-50″. Là, il sera procédé à des comparaisons avec les films ou photos pour savoir si elle faisait partie des fauteurs de trouble. Les camions de police sortent un à un, sous les quolibets de la foule, qui reproche la disproportion des moyens par rapport aux torts commis.
Effectivement, si toutes les déprédations à Lausanne suscitent la même réaction policière, l’Hôtel de police sera rapidement sous-dimensionné. Personnellement, je ne sais pas si je dois espérer ou craindre un dispositif pareil pour les matchs de foot. Dans un cas, c’est l’égalité de traitement qui serait oubliée, et dans l’autre, la proportionnalité… Mais il y a aussi une dissymétrie frappante: alors que les manifestants devaient donner leur identité, les forces de l’ordre, elles, ne portaient pas de matricule permettant de les identifier. C’est un phénomène récurrent lors des manifestations, selon le citoyen lausannois Gossweiler…
Seul point positif de l’histoire: il a été prouvé que Lausanne pouvait barrer la circulation dans un point central de la ville sans dommage majeur. Pourquoi Blocher n’est-il pas venu plutôt lors de la journée sans voiture?
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1 commentaire à “Qui m’a piqué ma poubelle PET?”


  1. 1 www.romanding.ch Trackback dans 28 mai 2008 à 6:00

TLMEB


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