Elections municipales françaises obligent, le journal La Décroissance s’est fendu d’un numéro sur la politique à l’échelon communal. C’était pour moi l’occasion de découvrir le mouvement Città Slow, qui regroupe une cinquantaine de villes italiennes - dont je ne connais aucune. C’est un peu normal, le mouvement réunit des villes ne dépassant pas 50′000 habitants/-es, et se promettant de ne pas les dépasser. La logique qu’il y a derrière s’apparente à celle de la Slow Food: ne pas viser la croissance à tout prix, et favoriser le bien-être de la population. 50′000 habitants/-es, c’est une taille qui permet, de l’avis du mouvement Città Slow, de concilier la qualité de vie avec les transports nécessaires aux déplacements des habitants/-es.

50′000 habitants/-es, c’est la moitié que ce que compte Lausanne. Est-ce que les habitant/-es de cette ville ne sont du coup plus concernés? Personnellement, je lis avec beaucoup d’intérêt des passages de La Décroissance tels que:
“Alors que la statégie de compétition et de croissance entre villes ne s’est jamais aussi bien portée, la protection de l’environnement et le développement durable ont été intégrés sur un plan technique dans les politiques municipales.[…] les élus et techniciens en charge des politiques urbaines ont fait évoluer leurs objectifs. Le but n’est plus de fournir des services publics à la population et de mettre en Å“uvre les politiques étatiques, mais d’attirer des entreprises et des ménages pour faire face à la montée (réelle ou fictive?) de la compétition interurbaine.”
Le rapprochement avec la politique lausannoise est tentant, tout autant que l’exploitation du programme des Città Slow. On y trouve un attirail de propositions qui me laissent parfois songeur:
- pistes cyclables pour accéder aux écoles et édifices publics,
- plan pour l’insonorisation des zones bruyantes,
- usage de produits biologiques et/ou locaux dans les lieux publics, structures protégées et cantines scolaires,
- accord avec les commerçants pour la réception et l’accueil de citoyens en difficultés (”commerces amis”).
Le/la premier/-ère Vert/-e lausannois/-e qui fait un postulat sur ce sujet a droit à tout mon soutien. Quelqu’un est preneur?
Città Slow - la décroissance s’attaque à l’urbanisme
Publié par 30 mars 2008 dans Actualités et Bruits de la ville





et pourquoi le groupe AGT ne ferait pas la proposition que Lausanne y adhère ?
Les membres ne peuvent être que des villes de moins de 50′000 habitant-e-s… Mais cela n’empêche pas que la ville adhère aux principes, et prenne contact avec les villes-membres!