Vie, habitat, travail et nature sont indissociablement liés. L’aménagement du territoire devrait avoir pour but suprême de trouver le juste équilibre entre le logement, l’épanouissement personnel, l’intégration sociale et l’adaptation à la nature.
Son quartier c’est comme sa demeure, il faut que l’on s’y sente bien pour y vivre, il faut que le voisinage soit agréable et que les voisins soient des relations, c’est seulement à ce moment que le quartier existe.
La qualité de vie des habitants est une nécessité pour le bien-être de la société. Pour les urbanistes et les sociologues qui se sont penchés sur le sujet, il est notoire de constater que l’équilibre d’une société réside principalement dans le bien vivre des gens qui en font partie. Ce bien vivre comprend tous les ingrédients qui concourent à la vie : se nourrir, respirer, se loger, travailler, se régénérer et se distraire.
Dit dans des termes plus recherchés, ce sont des éléments comme l’appartenance et l’identité qui naissent de l’environnement dans lequel on vit, le sentiment d’être utile et informé, c’est aussi le partage et les échanges, tout comme la possibilité de léguer à ses proches et à la génération future un patrimoine qui déterminent entre autre la qualité de vie de la population d’un quartier.
Le quartier de Montelly est constitué de quelques 3000 habitants avec un niveau de formation relativement bas, et principalement avec des revenus modestes. Ce quartier est issu d’une urbanisation relativement récente. Le développement maximum s’est réalisé entre les années 1946 et 1970. Actuellement il y a environ 35% de logements subventionnés.
Tout ce que vous venez de lire est consigné dans le rapport de faisabilité d’un projet qui date de janvier 1998. Ce projet appelé “Environnement et qualité de vie, projet Montelly” est un projet précurseur avant l’heure. Il n’a rien à envier à Quartiers 21 et répond exactement aux demandes formulées par les habitants lors de cette consultation : des espaces communs en bas de chez soi.
Sans créer des espaces coûteux ou des équipements onéreux, il s’agit de procéder à un réaménagement de certains espaces, de manière à les rendre plus conviviaux et à favoriser le rapprochement des résidents, aménager des espaces de récréation pour les enfants, les jeunes et les adultes.
Autour des bâtiments subventionnés, il existe des espaces libres relativement bien entretenus mais peu aménagés. Il suffirait d’un léger effort pour améliorer cet état de fait. Cela permettrait une harmonisation de territoire et favoriserait sensiblement les relations potentielles entre les divers groupes d’habitants, l’aspect extérieur étant le premier clivage de la société.
Ces observations appartiennent à la personne qui a poussé ce projet en avant. Je me souviens l’enthousiasme de toute l’équipe avant que le canton refuse la mise en oeuvre par des ETS.
Les interventions proposées sont toujours intéressantes. Les presque dix ans qui nous séparent de la conception de ce projet ont vu une amélioration de ce type dans ce quartier : la création de la zone 30 km/h et les aménagements des trottoirs et de la route qui lui étaient liés.
Les interventions proposées:
- création pour les habitants des immeubles d’un espace de rencontre équipé de bancs, tables, couvert, avec place pour grillades et four à pain (nord de l’immeuble au 59),
- création d’une place de jeux (ouest de l’immeuble 63-65),
- proposition de réalisation de plantages avec consultation des habitants des immeubles concernés et engagement de leur part quant à l’entretien de ceux-ci,
- proposition de création d’un verger autour de l’immeuble 61 après consultations des habitants concernés,
- amélioration des cheminements autour des immeubles,
- création de petits espaces de rencontre pour les habitants autour des immeubles 45-47, 55-57, 69-77,
- animation du sol par incrustation de motifs pavés,
- revitalisation des plantations en introduisant les notions de couleurs et de senteurs. Choix de végétaux indigènes qui permettent l’accueil de la faune et l’observation de l’évolution de la nature au cours des saisons.
Notons que la plupart des interventions devrait se faire sur des terrains dont les propriétaires sont la commune, la Caisse de pension du personnel de la commune ou la Coopérative d’habitation Colosa, mais les privés aussi étaient d’accord de participer financièrement à la mise sur pied du projet.
Éléments intéressants : à l’époque déjà , une attention particulière a été portée à l’escalier de Montelly 46; lors de la séance de Quartiers 21, une proposition était faite pour un four à pain dans le quartier.
La proposition d’A Gauche toute ! pour ce quartier consiste en une remise à jour du projet, avec une nouvelle consultation des habitants (certains se rappelleront peut être de la consultation de l’époque) pour vérifier que ces propositions les intéressent toujours ou qu’ils ont en d’autres. Sans cette démarche participative, ce projet n’aurait plus le même sens.






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