Le garagiste de Bex a été condamné le 15 février dernier pour discrimination raciale. Il avait apposé des graffitis racistes sur les murs de Bex. Malgré cela, il est candidat à l’élection du Grand conseil vaudois. Une semaine avant le procès, André Corboz annonçait vouloir lancer une initiative populaire pour rendre facultative la part d’impôts consacrée aux réquérants d’asile. Mieux, lors de son procès, André Corboz a qualifié ses graffitis «d’œuvre d’art».
Pour Claude-Alain Voiblet, le geste d’André Corboz n’est pas «excusable», mais son acte est «compréhensible». Par ailleurs, il n’oublie pas de rappeler perfidement que l’auteur des tags racistes était radical au moment des faits. Quant à sa présence sur une liste électorale UDC, c’est aux électeurs de juger. Cela n’a donc pas empêché les invités de la Jeunesse UDC d’accueillir chaleureusement le Bellerin à l’occasion de leur 5ème anniversaire. Cela n’empêche pas non plus André Corboz de vouloir donner des leçons de politesse à celle ou celui qui aura le malheur de lui reprocher un acte pour lequel il a été condamné !
Il n’y a pas de doute : le racisme est en train de faire son entrée par la grande porte de la banalisation en politique vaudoise.
Interview de Claude-Alain Voiblet sur l’affaire Corboz (22 février 2007)






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