En lisant « La parole aux candidats au Conseil d’Etat » dans le 24heures de ce jour, j’ai failli croire, l’espace d’un un instant, que le candidat du PDC vaudois avait la carrure d’un homme d’Etat … Las, la fin de son billet montre qu’il n’en est rien.
En affirmant que, dans la course au Conseil d’Etat, la mise à l’écart du PDC par le Centre droite est une faute politique Mario-Charles Pertusio a peut-être raison. En écartant un parti centriste, en présentant un libéral pur et dur et une radicale à la botte des milieux économiques, le Centre droite joue clairement la carte du virage à droite. Les radicaux centristes, les agrariens pur souche et les libéraux humanistes risquent bien de ne pas se reconnaître dans ce choix de candidat-e-s. Par ailleurs, en lâchant le PDC au profit de l’UDC alors qu’un an plus tôt, à Lausanne, LausanneEnsemble scellait l’union des radicaux, des libéraux et du PDC tout en écartant l’UDC, jugée à l’époque peu fréquentable, le Centre-droite vaudois montre une ligne politique pour le moins zigzaguante.
Là où Mario n’est vraiment pas super, c’est au moment même où il a failli devenir le plus intéressant avec son « Maintenant parlons peu, mais parlons vrai! ». Il a alors parlé de … sécurité, de police unique et d’augmentation des effectifs de la gendarmerie. Bref la rengaine habituelle pour tout politicien et politicienne qui essaye, maladroitement, de surfer sur la vague sécuritaire, sport dans lequel … l’UDC excelle, Et voilà le centriste Pertusio aspiré sur sa droite par le Centre droite vaudois !
Que n’a-t-il pas parlé des forfaits fiscaux injustes, du congé paternité ou des salaires indécents des grands patrons comme une certaine conseillère fédérale nommée Doris Leuthard ? Pourquoi a-t-il couru derrière celles et ceux qui l’on exclu alors qu’il aurait pu trouver l’inspiration dans sa propre famille ? Quelle faute politique M. Pertusio !
- Crédit photographique : Photo empruntée avec délicatesse sur le blogue de Mario-Charles Pertusio.






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