Parmi les remous engendrés par l’affaire Leuthard, le ministre des finances vaudoises, Pascal Broulis, a été sollicité pour s’exprimer dans Le Matin du 10 janvier dernier. Pascal Broulis considère que Doris Leuthard n’y connaît rien en matière d’impôts et de fédéralisme et qu’elle est maladroite. Soit. Mais à la question très précise de la journaliste Anne Dousse : « Mais les riches Suisses à la retraite ne bénéficient pas non plus d’arrangements fiscaux. Il existe donc bien une «discrimination», comme dit Doris Leuthard… », la réponse de Pascal Broulis est :
« Il n’existe pas d’impôt intelligent. Mais l’important, c’est que l’impôt ne soit pas spoliateur. Ce sont les notions d’équité et de solidarité qui doivent prévaloir. »
Cette réponse me laisse songeur : « il n’y a pas d’impôt intelligent » … Qu’a-t-il voulu dire par là ? Les impôts vaudois sont-ils mal «fagotés» ? Pourraient-ils être plus équitables ou/et plus solidaires ? En tout cas, une chose est certaine, les impôts vaudois ne sont pas spoliateurs, loin s’en faut. C’est en tout cas ce que clame le site du Développement économique vaudois :
« Le taux d’imposition des personnes physiques est l’un des plus bas de toutes les nations développées, et celui des entreprises est nettement plus bas que, par exemple, dans les pays de l’Union européenne. Cette fiscalité «à visage humain» est assurément l’un des grands intérêts qu’il y a à installer une entreprise en Suisse. »
Alors Monsieur le Ministre, que voulez-vous dire par : « il n’y a pas d’impôt intelligent » ? A qui la faute ? Ne serait-ce pas au ministre des finances de les rendre plus «malins» ? Ne pensez-vous pas que de clamer que les impôts sont stupides contribue à discréditer un outil qui permet d’assurer un minimum de solidarité et d’équité dans notre société.
- Crédit photographique : Etat de Vaud.






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