Sur son blogue de campagne, le candidat au Conseil d’Etat Philippe Martinet, Vert de son état, se pose la question suivante :
Mais comment sensibiliser les consommateurs sur la valeur de ce travail, de ces produits du terroir, et sur le juste prix à payer pour se nourrir correctement ?
Cette question fait suite à la visite d’une famille d’agriculteurs bio les Wüthrich de Pidoux.
Pour un (ancien) enseignant, cette interrogation m’étonne. Manque-t-il d’imagination ? En bon enseignant connaît-il la réponse et attend-t-il que les bons élèves de la classe des citoyens du canton répondent ? Mystère. Mais peu importe, le problème n’est pas là .
La promotion de l’agriculture locale, que l’on pourrait appeler «de proximité» si ce terme n’était pas galvaudé, passe par la volonté politique et donc par quelques actes engagés et peut-être coûteux. Comme le dit Philippe Martinet lui-même : «le projet de société des Verts implique un changement sensible des comportements». Cela me semble valable aussi pour l’Etat.
Une possibilité parmi d’autres : le Conseil d’Etat peut décider d’exiger de toutes les cafétérias des écoles du canton qu’elles ne proposent plus que des produits issus de l’agriculture biologique et/ou locale ; il peut décider aussi de s’engager dans un partenariat avec des agriculteurs locaux, sur un modèle proche de l’agriculture contractuelle. Il peut enfin décider de payer le juste prix pour nourrir correctement les élèves des écoles. Bref, il peut décider de promouvoir des produits de qualité auprès de toute la population en sensibilisant leurs enfants par l’intermédiaire de leur assiette, de leur bouche et de leur estomac.






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