Le monde de la culture lausannoise est tout petit

Quel point commun y a-t-il entre « IAM », la société Opus One, l’impôt sur les divertissements, la salle de spectacles « Les Docks » et le rapport sur l’état des lieux des musiques actuelles commandé par la municipalité de Lausanne ?

La réponse est évidente pour qui aime les devinettes.

Mon premier est un groupe marseillais de rap qui cartonne. Mon deuxième est le producteur du premier en Suisse. Mon troisième coûte au deuxième. Mon quatrième est client du deuxième, notamment en ce qui concerne la venue du premier à Lausanne le 30 mars prochain. Mon cinquième préconise, notamment, la suppression du troisième pour le plus grand bonheur du deuxième.

Mon tout est le président du conseil d’administration de mon deuxième, un adversaire de mon troisième et l’auteur de mon cinquième. Si vous pensez à Daniel Rosselat, vous avez gagné !

Pourvu qu’il ne soit pas désigné pour l’audit que nous avons demandé sur Les Docks, car on connaît déjà sa proposition : supprimer l’impôt sur les divertissements équivaut à une augmentation de subventions.

Au passage, pour les pourfendeurs de l’impôts sur les divertissements, quelques questions simples que vous n’avez pas réglées :

  1. Où proposez-vous d’aller chercher les 5 millions que rapporte cet impôt ?
  2. Si cet impôt est supprimé, à votre avis comment la municipalité va-t-elle proposer de compenser ce manque de revenus pour le budget communal ?
  3. En échange de la suppression de cet impôt qui touche les spectateurs, êtes-vous près à militer pour une augmentation de l’impôt sur le revenu et la fortune de 1 point ?
  4. Quel avantage les spectateurs ont-ils à une suppression de cet impôt quand on sait que Europlex affiche le même prix d’entrée à Genève (sans impôt) et à Lausanne (avec impôt), soit 17 Frs ?
 Romandez-moi! Romandez-moi!

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3 commentaires à “Le monde de la culture lausannoise est tout petit”


  1. 1 Andrea 7 jan 2007 à 15:28

    Question N° 5: Qui sont ceux qui bénéficieraient le plus avec la disparition de l’impôt sur le divertissement ? Réponse : les cinémas pour environ 1′900′000.-, les dancings pour environ 1′300′000.-, les spectacles pour environ 730′000.- Pas étonnant que le président du conseil d’administration de ton deuxième s’y oppose donc ! Ce qui l’est plus, c’est que la Municipalité ait choisi un adversaire connu de ton troisième comme l’auteur de ton cinquième. Les dés seraient-ils pipés ?

  2. 2 idont 12 jan 2007 à 19:15

    A la base, si une activite commerciale a besoin de subventions pour fonctionner il y a un probleme a resoudre…

    Aussi, j’ai un peu de peine a justifier la ponction de societes qui ont du succes pour sponsoriser des societes concurrentes (vaste debat lausannois) et/ou des profiteurs du monde de la culture…

  3. 3 Alain Hubler 12 jan 2007 à 19:35

    Les Docks ne sont pas - ou ne devraient pas se comporter comme - une société commerciale. Cela doit être une salle de spectacle, avec la licence appropriée, notamment pour que les moins de 16 ans puissent avoir accès aux musiques actuelles.

    Ainsi, ils ne seront pas sur le même crénau que les discothèques et ne leur feront pas concurrence.

    Par ailleurs, l’impôt sur les divertissement n’est pas affecté au subventionnement de la culture lausannoise.

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