Un billet du libéral Philippe Erard fait l’éloge du « management intérimaire », c’est-à -dire celle du dirigeant jetable ou encore du chef sur appel.
Les vertus de ce haut cadre non durable sont, selon le libéral, multiples : répondre aux besoins urgents en mercenaires délocalisateurs et licencieurs des entreprises, s’adapter se soumettre aux besoins de la mondialisation, apporter une solution au vieillissement de la population en lui « permettant » (!) de travailler plus longtemps, ou encore, arranger les comptes des caisses de pension qui ont de la peine à répondre à l’augmentation des pensionnés conjuguée à la diminution des actifs.
Bref, la panacée, mais pour qui ? Je ne sais pas dans quel monde vit M. Erard, mais celui du « manager kleenex » est un microcosme. Le cheptel se monte pour la Belgique à environ 1500 têtes, soit environ un tiers de pour-mille - donc 1 personne sur 3000 - de la population active ! Cela ne doit pas être très différent en Suisse. Il n’y a donc pas matière régler le premier des problèmes évoqués : mondialisation, vieillissement de la population, retraites …
Par contre, il y a de quoi s’inquiéter à la lecture de tels propos. Les libéraux, après avoir toujours encouragé toléré le travail sur appel, font maintenant la promotion des dirigeants jetables. A votre avis, si Philippe Erard et ses copains sont élus au Grand Conseil, quelles solutions et quel avenir proposeront-ils pour le reste de la population ?






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