Tant qu’il y aura de l’injustice fiscale. Tant qu’il y aura des révisions de l’assurance-chômage qui se moquent des chômeurs. Tant qu’il y aura des allègements fiscaux pour les riches, les propriétaires et les actionnaires. Tant qu’il y aura des gens qui ne gagnent pas assez pour vivre. Tant qu’il y aura des éluEs de la droite pour créer de l’insécurité sociale… il y aura forcément de l’incivilité! Donner une réponse policière à un problème social, c’est traiter l’effet au lieu de soigner la cause. Un salaire minimum pour tous serait plus adéquat que l’hystérie sécuritaire prônée par les éluEs de la droite.
Et que ne parlent-ils pas de la gravité des crimes commis par leurs partenaires ? Quand poursuivront-ils avec autant d’acharnement les dirigeants mouillés dans la gestion hasardeuse de la Rentenanstalt, le suicide de Swissair ou la banqueroute de la BCV ? Ces escrocs, qui ont peut-être fait leurs classes au forum de Davos, demeurent impunis alors qu’ils ont laissé des milliers d’employéEs dans l’insécurité quant à leur avenir.
L’économie a pris le pouvoir sur la démocratie. La vision mercantile de rentabilité et de profit - qui ne sont pas des valeurs politiques - se propage dangereusement dans le monde politique et risque bien de lui être fatal. Le business n’aime pas le temps perdu, alors la culture est menacée. Les créateurs, les artistes, les chercheurs, les scientifiques qui ont un besoin vital du temps de l’intuition, du temps non rentable de la réflexion, du temps de la recherche, sont en danger.
Le business n’aime pas la gratuité, alors le service public est menacé. La fermeture des bureaux de poste a été votée par la majorité du Conseil national. La droite veut privatiser et rentabiliser les secteurs vitaux comme la santé, l’électricité et l’eau. Après avoir prouvé leur incompétence en matière de caisses d’assurance maladie, ces businessmen veulent le pouvoir sur les hôpitaux. Et, dernière en date, pour donner aux riches le privilège des baisses de loyers, ils ont même proposé de supprimer la gratuité du Tribunal des baux. À quand le commerce de la justice ?
Tout cela sous prétexte que les caisses de l’Etat sont vides ! Mais alors pourquoi proposent-ils des baisses d’impôt ? Pour remplir les caisses de l’Etat, il faut prendre l’argent là où il est. Il faut imposer les gains en capitaux, créer des emplois (dont des contrôleurs fiscaux), prélever 2% de solidarité à tous les très hauts revenus et lutter contre les paradis fiscaux. Il faut imposer les Zougois comme les Vaudois. J’insiste sur la fiscalité parce que l’impôt est une des rares choses justes. L’impôt doit financer les hôpitaux, la santé, la formation, les transports publics et autres services comme l’électricité et l’eau, qui doivent appartenir à la communauté.
Si on laisse le business gérer les affaires publiques, on court à la catastrophe. Pas besoin d’anticiper, on peut déjà le constater. Ils gèrent nos retraites et les caisses fédérales comme leurs petits copains ont géré Swissair, la BCV ou Expo 02. Ils refusent de favoriser les génériques pour réduire les coûts de la santé, parce qu’ils sont maqués avec les industries pharmaceutiques. Ils se font offrir des parachutes dorés pour ne pas dépendre du système de retraite qu’ils sont en train d’anéantir. Ils mènent une politique qui avantage les 175′000 millionnaires dont ils font partie et ils continueront tant que nos bulletins de vote ne les auront pas éjectés du pouvoir. Ils se moquent de nos/vos retraites, comme de ce que vont trouver les générations futures car ils ne voient pas plus loin que le bout de leur vie. C’est du développement durable à court terme et c’est aussi et surtout du grand banditisme.
Alors, comme pour les fabricants de cigarettes, je trouve qu’ils devraient être tenus d’utiliser 40 % de la surface de leurs affiches électorales pour informer les électeurs: « nuit gravement à 97 % de la population ! »






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