Le 5 mai dernier, un collectif appelé « Danger de vie » s’installait de manière primesautière dans l’ancienne usine d’incinération des ordures ménagères (UIOM) du Vallon.
Le lendemain, l’une des sources journalistiques d’information préférées des membres de ce Conseil rapportait les propos du Municipal des Travaux ainsi : «On la démonte parce qu’elle est insalubre. Le béton est en fin de vie, on y respire des particules fines et le four est rempli de choses qu’il vaut mieux ne pas côtoyer.»
On déduit de ces informations que l’usine présente des risques sérieux pour la santé et que, dès lors, aucun contrat de confiance n’est possible.
Le surlendemain, un quotidien gratuit et pressé rapportait ces autres propos du municipal des Travaux «Ce dossier a très mal débuté, dès lors que ces individus ont agressé les autorités de la ville, pourtant ouvertes, en agissant ainsi. Mes collègues de la Municipalité et moi-même leur avons signifié clairement notre réprobation.»
Le même jour après la séance de Municipalité du mercredi, le Municipal des Travaux s’entretenait, en compagnie du Municipal de la Sécurité publique et des sports, avec le collectif. Les deux délégués de l’exécutif de la ville leur expliquaient alors que l’usine présente des dangers, que l’intention est de la démanteler dès l’été, mais qu’en attendant ils pouvaient rester à condition de signer un contrat de confiance. A la question du journaliste de savoir ce qui se passerait si le contrat de confiance n’était pas signé, la réponse du Municipal des Travaux fusait : «Ils ont intérêt à suivre nos règles, sinon … »
On déduit de ces informations que l’usine est moins dangereuse que deux jours avant et que dès lors la Municipalité peut proposer un contrat de confiance.
Le 14 mai dernier, le Municipal des Travaux amenait au collectif « Danger de vie » un « avis de précaution » et leur donnait un délai au 19 mai pour évacuer les lieux. La raison invoquée est à nouveau la qualité de l’air déplorable et la présence, entre autres polluants, de particules fines.
On déduit de ce dernier pas de deux que l’usine est à nouveau aussi dangereuse qu’au premier jour de l’installation du collectif et que, dès lors, la Municipalité ne veut plus d’un contrat de confiance.
Ajoutons à ces multiples revirements de situations que l’ancienne usine d’incinération est entourée de quelques immeubles habités et que des employés de la ville travaillent, dans des bureaux et à la déchetterie de quartier, situés à quelques dizaines de mètres de la partie administrative occupée actuellement par le collectif « Danger de vie ».
Ceci étant dit, voici les questions du groupe « A Gauche toute ! »
- L’air des locaux occupés par le collectif « Danger de vie » est-il pollué ?
- Si oui, depuis quand le sait-on ?
- Si oui, quelles sont les analyses qui ont été faites pour établir et mesurer cette pollution ? Par qui ont-elles été faites et quels en sont les résultats précis ?
- L’air des environs de l’usine est-il pollué ?
- Si oui, depuis quand le sait-on ?
- Si oui, quelles sont les analyses qui ont été faites pour établir et mesurer cette pollution ? Par qui ont-elles été faites et quels en sont les résultats précis ?
- 7. Si oui, les employés de la ville et les habitants riverains sont-ils avertis des risques qu’ils encourent à respirer l’air des environs de l’ancienne UIOM ?
Lausanne, le 19 mai 2008 Alain Hubler & consorts
Derniers commentaires