Fédération de gymnastique: gare aux acrobaties fiscales!

Lausanne est le siège du CIO, elle est ville olympique, et elle est probablement championne mondiale par sa concentration de fédérations sportives infternationales: 17 sur son territoire, bientôt 18 si la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG) déménage à Lausanne. Ce qui ne saurait tarder, selon le préavis 2008/6, tant Lausanne et la FIG ont d’atomes crochus: “La gymnastique tient une place particulière dans notre ville, puisqu’elle est à l’origine des premiers clubs sportifs lausannois. Plus récemment, ces mêmes clubs locaux ont contribué à la réussite de l’organisation des championnats d’Europe de gymnastique artistique masculine en 1990 […]. De plus, notre ville abrite depuis 1992 le siège de l’Union Européenne de Gymnastique (UEG).”

Lausanne présente quelques autres avantages moins immatériels : exonération fiscale (qui vaut pour tout le Canton de Vaud), deux ans de loyer offerts (un an par la ville, un par le canton), et… pour se sentir encore mieux, vente de deux terrains au centre-ville à un prix d’ami (cette fois, la ville est seule responsable). En plus, coïncidence troublante, la FIG était très motivée à quitter son siège de Moutier en raison d’un différent fiscal avec le Canton de Berne. Mais ces détails triviaux servent une cause beaucoup plus noble: le porte-monnaie des collectivités.
olympico.jpg Poursuivre la lecture de «Fédération de gymnastique: gare aux acrobaties fiscales!»

 Romandez-moi! Romandez-moi!

Città Slow - la décroissance s’attaque à l’urbanisme

Elections municipales françaises obligent, le journal La Décroissance s’est fendu d’un numéro sur la politique à l’échelon communal. C’était pour moi l’occasion de découvrir le mouvement Città Slow, qui regroupe une cinquantaine de villes italiennes - dont je ne connais aucune. C’est un peu normal, le mouvement réunit des villes ne dépassant pas 50′000 habitants/-es, et se promettant de ne pas les dépasser. La logique qu’il y a derrière s’apparente à celle de la Slow Food: ne pas viser la croissance à tout prix, et favoriser le bien-être de la population. 50′000 habitants/-es, c’est une taille qui permet, de l’avis du mouvement Città Slow, de concilier la qualité de vie avec les transports nécessaires aux déplacements des habitants/-es.
testatebanner_r1_c1.jpg Poursuivre la lecture de «Città Slow - la décroissance s’attaque à l’urbanisme»

 Romandez-moi! Romandez-moi!

La démarche participative à huis clos

Projet “Métamorphose” - attribution du mandat pour la conduite de la démarche participative. Suite à l’adoption du préavis 2007/19 […], la procédure de sélection du mandataire chargé de conduire la démarche participative a été lancée. […] Au terme de cette procédure, le projet “Oui, Lausanne avance!” (OLA) du consortium lausannois Critères, Plates-bandes & Co a convaincu le comité par sa créativité, sa connaissance des enjeux et la place donnée à l’écoute de la population […]
C’est par ce communiqué de la Municipalité de Lausanne que j’ai appris que la démarche participative serait “conduite” par un mandataire. Jusqu’alors, assez naïvement, je pensais que l’administration, les politiques et la population suffiraient. Avec la même naïveté, je pensais d’abord trouver dans le mystérieux “consortium lausannois Critères, Plates-bandes & Co” des personnes dont l’activité se dédiait exhaustivement à la démocratie participative - mais je me suis finalement douté qu’avec une spécialisation pareille, le consortium lausannois n’aurait pas eu des masses de clients.
Poursuivre la lecture de «La démarche participative à huis clos»

 Romandez-moi! Romandez-moi!

Transports publics : la gratuité allant son train de Sénateur …

32% des genevois ont voté pour la gratuité des transports publics.

Certes, l’initiative a nettement échoué, mais le score obtenu signifie que, même sans proposition de financement, la gratuité fait son chemin dans la tête d’un tiers des citoyen-ne-s.

Ce résultat laisse entrevoir un accueil plus favorable à notre proposition qui elle, propose un financement et une mesure écologiques.

A Lausanne, le débat va s’ouvrir en juin 2008 à l’occasion de la réponse à la motion :

« Un péage urbain pour financer la gratuité des tl : étude d’une solution écologique et sociale pour Lausanne ».

Cette motion, qui a été déposée le 15 septembre 2004, a été renvoyée à la Municipalité le mardi 7 juin 2005. La Municipalité avait demandé un délai de réponse de trois ans, contre les 6 mois habituels, afin de pouvoir effectuer cette étude avec toute la finesse nécessaire.

Le POP & Gauche en mouvement a choisi d’aborder la gratuité des transports publics en douceur, sans passer directement en force par l’initiative populaire.

En couplant la gratuité des transports publics avec le péage urbain il propose une solution de financement et s’inscrit dans la droite ligne de la volonté du DETEC qui propose des essais de péage urbain.

 Romandez-moi! Romandez-moi!

Tags: , , , , ,

Nespresso. Et quoi encore?

Ils nous avaient habitués à une meilleure communication, chez Nespresso. Ils décident de déménager de Paudex à Lausanne, et rien n’en a transparu dans la presse. C’est plutôt bizarre, non? Même la mise à l’enquête s’est glissée dans la période de Noël (14 décembre-14 janvier), et a largement passé inaperçue.
Pourtant, le projet est prometteur. Nespresso doit s’installer au bord du lac à côté de Philip Morris, entre l’Avenue de Rhodanie et le Chemin des Plaines. Le projet (1)Le projet (2)Le projet (3)
Poursuivre la lecture de «Nespresso. Et quoi encore?»

 Romandez-moi! Romandez-moi!

Interpellation pour le respect de la loi sur les marchés publics

Pour tout marché public, l’application de la convention collective de la branche, s’il en existe une, est une réalité incontournable.

Contexte légal
L’Accord intercantonal sur les marchés publics (AIMP) du 25.12.1994/15.03.2001, ne s’applique aux offres dans les marchés de fournitures que si la valeur estimée atteint 383′000.- francs. Cet accord ouvre ces marchés aux soumissionnaires des états signataires de l’Accord GATT, accords gérés aujourd’hui dans le contexte de l’OMC. Dans les principes à respecter pour un soumissionnaire il y a une formule qui exige le « respect des dispositions relatives à la protection des travailleurs et aux conditions de travail ».
La Loi cantonale sur les marchés publics (LMP-VD) du 24.6.1996, concerne le canton, les communes et les intercommunales, les collectivités assumant des tâches communales et les organismes subventionnés à plus de 50%. Cette loi vaudoise, dans ses Principes généraux, reprend la même formule que l’AIMP, qui exige le « respect des dispositions relatives à la protection des travailleurs et aux conditions de travail ».
Le Règlement d’application de la loi (RLMP-VD) du 7.7.2004, indique clairement (art. 6 al. 2) que « L’adjudicateur s’assure que les soumissionnaires respectent les dispositions relatives à la protection des travailleurs et aux conditions de travail, ainsi que l’égalité de traitement entre hommes et femmes ».
Mais surtout le règlement précise (art. 6 al. 3): « Les conditions de travail sont celles fixées par les conventions collectives et les contrats-types de travail; en leur absence, ce sont les prescriptions usuelles de la branche professionnelle qui s’appliquent ». Sur demande « le soumissionnaire doit prouver qu’il respecte les dispositions relatives … aux conditions de travail ».
Le Règlement prévoit (art. 25 al. 1) l’établissement de « listes permanentes de soumissionnaires qualifiés pour faciliter le contrôle des preuves ». Pour être sur ces listes (art. 26 al. 2.b), un soumissionnaire doit « appliquer la convention collective de travail en vigueur dans la branche concernée, pour autant qu’il en existe une ». Le fait d’être sur une liste facilite le contrôle mais ne donne aucune priorité pour soumissionner.

Contexte historique
En 1999, Daniel Kaufmann, directeur des Presses centrales, était membre de la délégation patronale de négociation de la Convention collective qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2000. En juin 2000, Daniel Kaufmann démissionne les PCL de l’association patronale de la branche graphique Viscom et annonce sa sortie de la CCT. Malgré une pétition signée par 93 salariés, malgré les propositions d’adhérer à la CCT par l’intermédiaire de l’Office professionnel de la branche si le différend était avec l’association patronale, malgré les propositions du syndicat de négocier un contrat collectif d’entreprise, malgré les actions menées, malgré la résolution du Conseil communal, Daniel Kaufmann et les Presses centrales n’ont plus jamais voulu entrer en matière avec le syndicat de la branche pour négocier les conditions de travail dans leur entreprise.

Formellement, c’est depuis le 31 décembre 2004, date échéance de la CCT, que les travailleurs/euses des Presses centrales n’y sont plus soumis. Dès le 1er janvier 2003, la direction a négocié un contrat-cadre interne avec la commission du personnel. Selon la Loi sur le travail, ce contrat cadre ne peut remplacer une CCT et ne pourrait jamais traiter des éléments qui se trouvent usuellement dans la CCT de la branche. Ce contrat-cadre avait comme date d’échéance le 31 décembre 2006, il a été reconduit pour 2 ans sans négociations.

D’autre part, l’imprimerie Genoud n’est plus soumise à aucune CCT depuis l’expiration de la Convention professionnelle USL-IGS en 1995. Les conditions de travail y sont régies par un règlement d’entreprise négocié avec des représentants des différents secteurs. Il ne respecte pas non plus les dispositions de la loi.

Développement
Le 20 mars 2001, une interpellation avait été déposée et deux résolutions votées à une large majorité. Le texte de l’une d’entre-elles est le suivant :
« Le Conseil communal de Lausanne souhaite que la Municipalité interrompe le plus rapidement possible toutes ses relations avec les Presses centrales aussi longtemps que cette entreprise n’aura pas signé de contrat collectif »
.

Dans la « Motion pour un soutien aux travailleurs des entreprises conventionnées » déposée en 2001, nous nous préoccupions déjà que les marchés publics soient adjugés uniquement à des entreprises qui respectent la convention collective de la branche. Lors du débat, M. Brélaz était intervenu en disant: « Concernant les adjudications et dans la mesure des informations dont nous disposons, les préoccupations exprimées par Madame Eggli sont nôtres, puisque nous envisageons même d’aller plus loin » (BCC séance N° 6 du 9.4.2002, p.476-478). Mais aujourd’hui encore, six ans plus tard, la Municipalité donne du travail à des entreprises qui ne respectent pas la convention collective de la banche !

En 2006, à l’occasion de la discussion sur le préavis No 2005/53, «Mise en place d’une politique de développement durable en ville de Lausanne (Agenda 21) ─ 6e partie: Économie», nous avons débattu d’un amendement au Règlement du Fonds du développement durable. A cette occasion, Daniel Brélaz a tenu à préciser l’interprétation «authentique» qu’il faisait pour admettre cet amendement: «une entreprise socialement responsable doit au moins avoir une convention collective, si possible mieux, ce qui signifie que tous les autres cas sont exclus par définition». On peut imaginer que la même interprétation est tout aussi applicable pour les marchés publics signés par la Municipalité.

Malgré la résolution de 2001, les affirmations de 2002 et la déclaration de 2006 que nous avons citées plus haut, la Municipalité de Lausanne continue à commander ses imprimés à des imprimeries qui ne sont pas signataires de contrats collectifs, principalement les Presses centrales SA et Jean Genoud SA, entreprise d’Art graphique au Mont-sur-Lausanne, mais peut-être à d’autres entreprises encore.

Pour ces raisons, nous posons à la Municipalité les questions suivantes :

Où en est l’application de la résolution votée par le Conseil communal concernant les Presses centrales en 2001?
Quelles sont les entreprises qui reçoivent des commandes de la Commune de Lausanne?
Pourquoi la Municipalité accepte-elle des soumissions d’entreprises qui ne respectent pas la loi sur les marchés publics ?
Pourquoi la Municipalité ne respecte-elle pas non plus la Loi sur les marchés publics?
Est-ce qu’elle emploie les services d’autres entreprises qui n’ont pas adhéré à la CCT de leur branche ?

Andrea Eggli, Diane Gilliard

 Romandez-moi! Romandez-moi!

Simone de Beauvoir, le métier de vivre

C’est vrai, ça: que font les élu-e-s “A Gauche toute!” quand ils ne sont pas au Conseil communal de Lausanne? Par exemple, ils rendent hommage à des femmes et à des hommes qui ont formé leur esprit et stimulé leur engagement. En l’occurrence, Simone de Beauvoir, née il y a tout juste 100 ans. Cet article est paru dans Gauchebdo du 19 janvier 2008.

Le centenaire de l’auteure du Deuxième sexe la ferait-il sortir du purgatoire où l’ont reléguée les terribles années 80? Grâce aux célébrations, voici revenir Simone de Beauvoir telle qu’en elle-même: une intellectuelle de gauche engagée, féministe avant tout.

A dix-sept ans, au lendemain de son bac, une adolescente éblouie se fait une promesse, sur laquelle elle revient des années plus tard: «L’avenir n’était plus un espoir: je le touchais. (…) Ma vie serait une belle histoire qui deviendrait vraie au fur et à mesure que je me la raconterais.»* Issue d’un milieu bourgeois, catholique, conservateur, qui n’envisageait d’autre perspective pour les femmes que le mariage, Simone de Beauvoir a eu la chance de naître dans une famille désargentée. Faute de pouvoir lui constituer une dot, son père s’est résigné à la laisser faire des études. Il fallait bien qu’elle gagne sa vie. Elle l’a fait. Elle est devenue professeur de philosophie au lycée, puis écrivain célèbre. Elle a rencontré Sartre à vingt ans à la Sorbonne, ils n’ont été séparés que par la mort. Ensemble ils ont été des intellectuels engagés dans les grandes causes de leur époque: la Palestine, la révolution cubaine, l’indépendance de l’Algérie, la lutte des Noirs américains pour les droits civiques, par exemple. Et Simone de Beauvoir a eu la joie de voir naître le Mouvement de libération des femmes, en 1970, dont son Deuxième sexe a été le texte fondateur. Elle s’y est engagée activement, et notamment pour le droit à l’avortement.

D’abord le féminisme
En 1985, au soir de sa vie - c’est un an avant sa mort - la vieille dame dont l’œuvre a changé la vie de tant de femmes européennes et nord-américaines, l’affirme encore avec vigueur: le féminisme a été la dimension principale de son existence, son engagement le plus profond et le plus précoce, même si elle ne lui donnait pas ce nom lorsqu’elle avait vingt ans. Très tôt, elle a manifesté le désir de mener une vie indépendante matériellement, grâce à son métier d’enseignante, et d’avoir une activité bien à elle, en devenant écrivain. Déjà à l’époque, elle en était convaincue: les femmes ont besoin de préserver une certaine solitude et un peu de liberté pour lire, rêve, créer peut-être, et ne pas être dévorées par la vie commune. «Je suis restée fidèle à cette option, dit-elle à ses amies du MLF qui l’interrogent. J’ai refusé d’épouser Sartre.» En 1930, c’était une attitude exceptionnelle et exceptionnellement courageuse.

Ceux qui l’ont connue intimement ─ comme Claude Lanzmann, par exemple, le réalisateur du film Shoah, qui fut un de ses amants ─ se rappellent encore aujourd’hui sa curiosité, son enthousiasme, son intensité: elle voulait tout voir des pays qu’elle traversait, tout lire, tout connaître, tout goûter, tout essayer. Elle voulait aimer, elle voulait écrire, elle voulait être libre. Elle voulait surtout échapper au «destin fangeux» d’épouse et de mère soumise qui aurait dû être le sien si elle avait suivi la voie que lui préparaient ses origines familiales. Elle a réalisé ce tour de force. Et les femmes l’ont su, qui ont fait d’elle un modèle, parce qu’elle leur ouvrait la voie.

Une traversée du siècle
De sa vie, elle a fait des livres, bien sûr: des romans, des mémoires, des essais, qui méritent d’être lus. Il y a L’Invitée, son premier roman, sur les amours du trio qu’elle forme avec son compagnon et une jeune fille de ses élèves. Sa révolte viscérale contre la finitude de l’existence lui inspire Tous les hommes sont mortels, un roman dont le héros, immortel, est à jamais séparé de ses frères humains. Elle évoque la vie de ses amis intellectuels au sortir de la guerre et ses amours avec l’écrivain américain Nelson Algren dans les Mandarins. Paru en 1949, elle a alors 40 ans, Le Deuxième sexe lui vaut des insultes graveleuses d’une violence inouïe.

A la cinquantaine, elle entreprend son autobiographie, dont la rédaction s’étend sur plus de vingt ans, jusqu’à la mort de Sartre en 1980: Mémoires d’une jeune fille rangée, La Force de l’âge, la Force des choses, Tout compte fait, La Cérémonie des adieux. A travers le récit des combats d’un couple d’intellectuels de gauche et de leurs compagnons, du Front populaire au crépuscule de l’Union soviétique, en passant par mai 68, c’est l’autoportrait d’une femme restée fidèle à la promesse de ses dix-sept ans, lorsqu’elle contemplait avec ardeur «cette mine d’or à [ses] pieds, toute une vie à vivre»**.

* S. de Beauvoir, Les Mémoires d’une jeune fille rangée, Paris, Gallimard, 1958, p. 168
** S. de Beauvoir, La Force des choses, Paris, Gallimard, 1963, p. 686

 Romandez-moi! Romandez-moi!

Tags: , , , , , , ,

Budget 2008: Des grands principes aux petits profits?

Curieux résultat que celui du débat des subventions du Département de la Sécurité Sociale, hier au Conseil Communal. Débuté comme un débat de principes entre la Municipalité et le groupe A Gauche Toute!, il s’est terminé par un arbitrage des socialistes assez capricieux.

Première étape: le budget préparé par la Municipalité. Cette année, la ville veut donner suite à son préavis de politique sociale, et décide donc de fixer des priorités dans ses subventions. Parmi d’autres principes, les associations subventionnées doivent offrir des prestations aux Lausannois-e-s principalement; de plus, elles ne doivent pas être financées par la facture sociale au niveau cantonal. Jusque là, cela peut paraître logique: Lausanne refuse de payer pour les autres communes, et ne veut pas payer une deuxième fois ce qui est déjà financé au niveau cantonal. Ce sont donc 13 associations qui voient leur subvention baissée par la ville.

Deuxième étape: certaines associations se plaignent énergiquement, parce qu’aucune collectivité publique ne reprendra la subvention 2008 que Lausanne veut réduire. Principal point d’achoppement, les baisses de subvention ont été formellement notifiées par des courriers du 19.09.2007, très tard donc pour faire une demande de subvention auprès du Canton.

Troisième étape: le Conseil Communal. A Gauche toute ! dépose des amendements pour rétablir les subventions des quatre associations qui sont apparemment restées au milieu du gué entre le Canton et la Commune: As’Trame, Autrement Aujourd’hui, Coopération Service et La Main Tendue. Le principe est au moins de permettre aux associations concernées de passer l’année 2008 sans mauvaise surprise financière, et de se préparer à une baisse des subventions en 2009. Les amendements sont modestes en comparaison du budget lausannois: 61′000 francs en tout.

Lors du débat, on voit les socialistes et les Verts exprimer un refus des amendements, au nom de la rigueur dans la politique des subventions, tandis que Lausanne Ensemble appuie majoritairement les amendements A Gauche toute!… Le Municipal socialiste Bourquin a encore l’occasion de justifier ses baisses de subvention en les traitant de “moyen de pression” pour que le Canton assume ses responsabilités… La pression financière vise donc le Canton, mais pèse sur le budget des associations. Le débat est encore compliqué par une série d’amendements de la libérale Françoise Longchamp, qui veut changer la politique lausannoise sur les toxicomanes et les marginaux à sa guise: coupe de centaines de milliers de francs pour certaines prestations, et ajout de 93′000 francs pour la Soupe Populaire. Au final, seul l’amendement A Gauche toute! pour l’associaton As’Trame passe la rampe, grâce à un soutien des socialistes. Les mêmes refusent les amendements libéraux, sauf celui pour la Soupe Populaire. Ce dernier se trouve du coup accepté par une large majorité.

Si un socialiste lit ce texte, j’aimerais qu’il m’explique pourquoi ils devaient refuser les amendements AGT! au nom de la rigueur de la politique sociale, mais pouvaient quand même accepter l’un d’eux, et ajouter par-dessus quelques dizaines de milliers de francs à la Soupe Populaire qui n’en demandait apparemment pas tant… J’espère qu’il ne s’agit pas d’un exemple de la “gestion responsable” qu’il veulent parfois nous inculquer; il faudra sinon me donner encore quelques heures d’appui.

 Romandez-moi! Romandez-moi!

Tags: , , ,

Postulat : Domino n’est pas qu’un jeu !

Dans la réflexion sur l’habitat des personnes âgées, une solution donne très bons résultats : Domino, DOMIcile Nouvelle Option.
Domino propose des petites unités de vie intégrées à la vie d’un immeuble, d’un quartier, d’un village. Ce sont des appartements qui réunissent sous un même toit 3 à 6 personnes âgées en respectant l’intimité et l’indépendance de chacune. Les locataires possèdent un lieu de vie privé et partagent des locaux communs avec d’autres locataires. Ils recréent un chez soi dans lequel ils retrouvent une sécurité intérieure avec leurs souvenirs, leurs repères, des objets propres.
Le logement est adapté et intégré à la vie de l’immeuble et du quartier, un encadrement médico-social est proposé selon les besoins.
Comme dans n’importe quel domicile, le locataire paie son loyer et les frais qui lui sont inhérents. Les frais d’aide et de soins à domicile sont également à sa charge après déduction des participations des diverses assurances sociales.
Les motifs d’entrée dans un Domino sont souvent la solitude, la diminution de l’autonomie, le besoin de sécurité, tant physique que psychique, les troubles de l’orientation. Les CMS offrent des services comme les soins à domicile, une aide au ménage (ménage, courses, lessive, etc.), les repas à domicile, des moyens auxiliaires, un soutien social, de la même manière que cela se fait pour les personnes habitant seules ou en couple.

Le vieillissement de la population occupant les discussions à tous les niveaux, de nouvelles formes d’habitat, complémentaires au domicile classique et à d’autres institutions de soins peuvent être mises en place.
DOMINO apporte une réponse pour un certain nombre de personnes âgées, sans que leur coût soit exorbitant. Ils existent à Sierre depuis plus de 10 ans, à Genève et ailleurs.

Nous avons voté un préavis d’intention sur la construction de 3000 logements, ainsi qu’un autre qui prévoit un quartier écologique dans le nord de la ville avec environ 2000 logements supplémentaires. Des appartements Domino distribués dans ces nouvelles constructions seraient un apport intéressant, sans qu’il signifie un coût important pour la ville. Une manière aussi d’intégrer les personnes âgées dans la vie de tous les jours, dans tous les quartiers. Un projet qui va dans le sens de la mixité sociale et intergénérationnelle.

A Gauche Toute ! demande à la Municipalité d’étudier la manière d’inclure ces appartements dans les projets de nouvelles constructions (et aussi dans les anciennes, si possible). Nous demandons que ce postulat soit transmis directement à la Municipalité.

Lausanne, le 27 novembre 2007
Pour A gauche Toute ! : Andrea Eggli

 Romandez-moi! Romandez-moi!

Pour un Wifi communautaire à Lausanne

Boîtier FONDans le but de renforcer la solidarité numérique, la Ville de Genève a décidé de développer une mesure basée sur le partage : le réseau Wifi communautaire.

Comme le relevait Pierre Maudet dans la Tribune de Genève du 30 octobre dernier : «A côté de l’installation de bornes dans les espaces publics, nous voulons promouvoir l’accès au Web chez les particuliers».

Le principe en est simple. Tout internaute disposant d’une connexion haut-débit peut y brancher un petit routeur, appelé Fonera qui permet de partager, de manière sécurisée, une partie de sa connexion Internet avec d’autres internautes faisant partie de la communauté et passant à proximité du spot (point) Wifi. En échange, celle ou celui qui met à disposition une partie de sa connexion est autorisé à se connecter sur tous les autres point FON du monde.

On compte déjà 250′000 foneros dans le monde qui peuvent se connecter à un accès Wifi partagé dans 60 pays. Pourquoi la ville de Lausanne ne participerai-elle pas à cette démocratisation de l’accès à Internet ?

Voici comment Patrice Mugny, conseiller administratif de Genève, justifie cette opération qui consiste à distribuer gratuitement 500 boîtiers FON aux habitants de Genève intéressés : « La Ville de Genève veut accroître aujourd’hui le partage des ressources qu’offre Internet. Elle entend promouvoir la solidarité numérique. C’est dans cet esprit qu’elle signe aujourd’hui une convention avec la société FON, qui a développé des routeurs WiFi communautaires dénommés Foneras» .

Détail qui a son importance, suite à un accord avec la société FON, cette opération n’a rien coûté à la ville de Genève.

Cette démarche ayant rencontré un vif succès à Genève et ayant obtenu un large soutien politique, il me semble judicieux que la municipalité de Lausanne fasse au conseil communal une proposition visant en s’engager dans la même voie.

Lausanne, le 15 novembre 2007 Alain Hubler

 Romandez-moi! Romandez-moi!

Tags: , ,




TLMEB


Blogomachins

    list.blogug.ch

    Slug.ch

    Blogarama - The Blog Directory

    Add to Technorati Favorites

    Politics Blogs - Blog Top Sites

    blogCloud

    Web indépendant


Contrat Creative Commons

Creative Commons License


Bad Behavior has blocked 247 access attempts in the last 7 days.